Karina Bisch & Nicolas Chardon : There is a Love Affair Between the White Cube and the Black Square.

64 pages. Broché. Format : 190 x 270 mm. Design : Adriaan Mellegers.
Bilingue : Français, Anglais. Isbn : 978-2-917053-11-9.
Prix public : 18 euros. Sortie : 2011.
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There is a Love Affair Between the White Cube and the Black Square compile tous les projets réalisés à ce jour par le duo d'artistes Karina Bisch et Nicolas Chardon.

Au point de raccordement de O'Doherty et de Malevitch, ils nous donnent ici à voir « l'inconscient esthétique » à l'œuvre dans cette relation amoureuse entre un cube blanc et un carré noir.

À travers une série d'œuvres signées à quatre mains, ils prônent le mélange des genres (picturaux, scupturaux et performatifs) et, plus généralement, comme le dit le philosophe présocratique Héraclite, « le mélange des choses mélangées ».

Œuvres collaboratives donc qu'un cœur pixellisé récurrent cristallise (pour rester dans le vocabulaire stendhalien de De l'amour) : cœur à côté duquel ils posent, lunettes noires chaussées, tels deux M.I.B. (Men in Black) de l'art abstrait contemporain ; mais encore, cœur que Karina, dans un pull-over Mondrian cette fois, brandit — l'étymologie, on le sait, est la même que bander — au bout d'un bâton, mi femme-sandwich, mi symbolique suppliciaire bataillienne...

Exemple de performance ici narrée : La Ligne, celle-là même que Nicolas brise à coups de pied, pendant que Karina, sa Black & Decker à la main, la rafistole en en raboutant les morceaux épars...

L'ouvrage inclut un texte de Joana Neves, ainsi qu'un entretien avec Anne Dressen.

Il a été édité avec le soutien de l'Institut Français, du Tripode et du Verein zur Förderung von Kunst und Kultur am Rosa-Luxemburg-Platz e.V.

« D’une élégance rare, cette monographie retrace les étapes du projet mené conjointement par Karina Bisch et Nicolas Chardon en marge (ou au croisement ?) des leurs recherches plastiques propres. Un entretien avec Anne Dressen explicite le positionnement à la fois sérieux (intégrer/révéler le suspens entre deux archétypes du modernisme) et enjoué (il s’agit d’une histoire d’amour) d’une telle collaboration. Une large iconographie — noire et blanche — permet de suivre l’évolution — non programmatique — de cette ‘troisième main’ », Vincent Romagny, in Critique d’art, automne 2011, p. 112.